Généalogies orléanaises du chanoine Hubert
Né à Orléans vers 1620 et destiné par son père à lui succéder dans sa charge d’avocat, Robert Hubert étudie le droit avant de se rendre à Paris pour étudier la théologie. Il devient chanoine de Saint-Aignan d’Orléans, puis chantre en 1650. En 1665, l'évêque de Limoges lui confie la direction du séminaire de son diocèse. De retour à Orléans, Hubert brille dans la controverse religieuse. Il est chargé d'affaires importantes par l’évêque, Monseigneur du Cambout de Coislin : il participe, comme représentant de l'église d'Orléans, à l'assemblée provinciale de la métropole en 1681, dont le principal souci était de ramener les calvinistes nombreux à Orléans dans le sein de l'Eglise, et de prévenir les progrès de « l'hérésie ». Il mène aussi des recherches sur l'Orléanais et sur l'histoire de la collégiale Saint-Aignan, dont il a en main les riches archives, et publie ses travaux sur Saint-Aignan et sur Saint-Euverte ainsi qu'un traité sur la noblesse. Il recueille également les généalogies de 950 familles d'origine orléanaise. Hubert meurt en 1694 ou 1696.

La bibliothèque municipale d’Orléans conserve depuis 1742 les 8 volumes manuscrits de ces généalogies restées inédites (ms. 608 à 615, ancienne cote 457 bis).
Dans la première moitié du XIXe siècle, l’archiviste du Loiret, Charles de Vassal, rédige une table analytique permettant de retrouver facilement dans les 8 volumes les noms de familles dont Hubert a dressé les généalogies. Cette table indique dans l’ordre : le nom de famille, le nom de la ville ou du pays où la famille habitait, les dates extrêmes de la généalogie, suivies de l’indication du volume et du folio où celle-ci se trouve dans le manuscrit de Hubert, le blason de la famille, les alliances des aînés et des cadets, les fiefs, et les alliances des filles.
La table de C. de Vassal contient les noms de 1094 familles appartenant à la noblesse et à la haute bourgeoisie de l’Orléanais, 8852 alliances contractées par les mâles, 5385 contractées par les filles, les noms de 5731 fiefs, et les descriptions de 971 armoiries.

Comme l’indiquait déjà C. de Vassal au XIXe siècle, les informations rapportées par Hubert dans son manuscrit ne sont pas vérifiées, loin de là, certaines ont même été infirmées ; ces généalogies restent cependant une référence que nous vous proposons « telles quelles ».

La version numérisée des 8 volumes manuscrits de Hubert et de la table imprimée de C. de Vassal permet non seulement de retrouver les généalogies des familles principales, mais aussi de retrouver les alliances (ce qui n’était pas le cas jusqu’à lors). Les fiefs ne sont pas indexés.

Nota bene : les manuscrits de Hubert sont écrits à l’encre noire et les armoiries n’ont pas reçu de couleurs.

Bibliographie :
C. Cuissard, Bio-bibliographie du Loiret, ms AD 45, 1900, reproduction consultable à la bibliothèque.
C. de Vassal, Généalogies des principales familles de l’Orléanais : table analytique des manuscrits d’Hubert, Orléans, 1862.
P. de Vaumas, Familles orléanaises, essai généalogique, Versailles, 1995-2004 (4 vol. dactylographiés).